Antigone ou la Désobéissance

Compagnie Spell Mistake(s)

« La force des mythes, c’est leur caractère immuable. Antigone, c’est pour moi, celle qui a dit non. Elle est cette héroïne romantique, symbole du courage, celle qui s’élève face à l’injustice. »

« Le « non » du peuple grec à une politique d’austérité au référendum de Juin dernier et l’opposition catégorique de l’Union Européenne de laisser la Grèce se soustraire au paiement de sa dette a été un déclic : je veux trouver à mon Antigone un geste qui traduise une révolte face à la loi parfois inique du « marché » à laquelle il peut devenir suicidaire de vouloir s’opposer.

Quel impératif supérieur nous commande de passer outre la loi parce que notre conscience nous le dicte ? »

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Antigone ou la Désobéissance / Cie Spell Mistake(s)

Maïanne Barthès, metteuse en scène :

L’idée du projet est de faire une transposition du mythe d’Antigone à aujourd’hui . Notre Antigone va être l’avatar, le pseudo d’une jeune lycéenne, une jeune hackeuse, transposée dans l’univers des Anonymous.

La première question que je me suis posée en tant metteuse en scène, c’est comment transposer cet univers d’Internet, un univers en ligne dans lequel évoluent les hackeurs et qui est vraiment au cœur de la problématique de cette création, comment le transposer sur le plateau, sans utiliser d’écran sur lequel apparaitraient les textes tels qu’on les voit sur les forums de discussion ?

Au niveau du langage, l’univers des hackers est un univers qui utilise énormément de raccourcis de langage, et c’est un peu un défi qu’on s’est lancé avec les comédiens, et c’est là-dessus que s’est engagé le travail.

On s’est aperçu très vite que c’était tout à fait possible de théâtraliser cet univers avec les outils propres au théâtre pour rendre compte de ces échanges. Et on s’est également aperçu que cela nous ouvrait un champ des possibles, ce qui nous intéressait énormément.

Pour cette histoire qui prend comme sujet les Anonymous, l’enjeu va être à la fois de rendre compte de ce qui se passe en ligne, et aussi des conséquences que ça peut avoir dans la vraie vie. On aura sur scène à la fois l’espace virtuel de la vie sur Internet de ces hackeurs, et la vie réelle.

Ce qui nous a le plus marqué dans la correspondance entre Antigone et les Anonymous, c’est la nature du geste qui est commis par Antigone. Ce geste au départ, est un geste très inoffensif, en l’occurrence jeter de la terre sur le corps de son frère, mais qui pour elle va avoir des conséquences dramatiques.

Le parallèle se fait lorsqu’on découvre l’histoire de certains de ces hackeurs qui ont été arrêtés également suite à un geste inoffensif, celui d’appuyer sur des boutons de clavier, et qui ont eu des conséquences aussi terribles pour leur vie.

Sophie Présumey, chargée d’accompagnement et de production :

Pour cette saison 2016/2017, nous sommes toujours à la recherche de pré-achats, de co-productions, il y a encore un temps de résidence à l’Espace Culturel à Sorbiers. La date de création qui est prévue en janvier 2018 au Centre Culturel de la Ricamarie.

Distribution

  • Autrice : Lucie Vérot
  • Metteure en scène : Maïanne Barthès
  • Jeu : Mohid Abid, Fanny Chiressi, Charlotte Ligneau, Slimane Majdi
  • Scénographie : Hélène Eiché
  • Lumière : Yann Loric
  • Musique : Alain Féral
  • Production : Sophie Présumey

Rendez-vous en ligne :


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